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Campagne libéralités AIDES, le legs militant

La fin du sida passera par moi… BRIEF vient de signer la première campagne libéralités de l’association Aides en investissant l’axe militant et en prenant le contre-pied du fameux « Le sida ? Il ne passera pas par moi » de 1987.

Presque trente ans plus tard, les solutions thérapeutiques contre le virus ne sont plus une utopie et les jours de la maladie sont comptés. À condition toutefois de mettre d’importants moyens financiers en œuvre pour réduire le temps qui nous sépare d’une solution fiable et stable. En communication, le problème à résoudre est donc de maintenir une mobilisation forte dans un combat où l’issue est quasi-certaine.

aides_sida_campagne_briefBRIEF a misé sur un ton militant, un regard décidé, une mise en scène épurée dans laquelle le rouge du combat répond à la sobriété du noir et blanc, esthétique sans être esthétisant. La body confirme l’accroche en débutant par un « Je n’ai jamais rien lâché » qui rappelle les combats par lesquels est passé le cœur de cible de la campagne et qui se conclut par une assertion invitant implicitement à rejoindre Aides dans son combat : Le sida n’a plus d’avenir.

 

Un appel d’offres qui a déchaîné les créatifs

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’agence a participé à cet appel d’offres et de nombreuses pistes – certaines assez osées, disons le – ont été explorées. Finalement, cette campagne a été l’occasion de débats enflammés et de grande émulation. Un très bon souvenir ! »
Agnès Rastoin

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Les ONG et autres fondations publient toutes, peu ou prou, les mêmes explications savantes sur le legs, la donation (temporaire d’usufruit en option) et l’assurance-vie en se copiant-collant à qui mieux-mieux et en masquant leur manque d’imagination par des artifices graphiques plus ou moins réussis, tant il est vrai que le sujet inspire peu les concepteurs de tout poil. Et pourtant… La brochure libéralités est un support privilégié pour marquer sa différence, pour dire ses convictions, ses missions sociales, les progrès accomplis et ceux qui sont espérés. C’est ici que la confiance se crée, l’engouement se noue et l’émotion existe. Que le futur testateur se projette dans un geste majeur. On ne favorise pas d’un don significatif, celui de toute une vie parfois, quelqu’un qui ne sait dire que le droit. Il faut la passion aussi.

« Les brochures libéralités se distinguent peu les unes des autres sur le fond. Elles s’appliquent à décrire la législation en passant à côté de l’essentiel : pourquoi moi ? »
Denis Allard

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