Être à la maison

Ces quatre mots tout simples, réservés aux conversations familières, on ne pensait pas les utiliser autant. Pourtant, c’est bien eux, la réalité du mot confinement.

Le chez soi est bien l’abri suprême, le lien du resserrement autour de l’essentiel : manger, dormir, la famille aussi.

Et voilà que maintenant, il faut y travailler, “à la maison”, y rester toute la journée, dans un drôle de statut, mi homme/femme au foyer, mi travailleur consciencieux. Il va falloir s’y faire. Et dans nos métiers où l’on discute beaucoup, il va falloir apprendre à être “à la maison”.

On va redécouvrir le téléphone, plonger avec Skype dans l’intimité des univers personnels de nos collègues. Les frontières entre pays se ferment, mais la frontière entre vie personnelle et vie au travail s’estompe.

Tout cela aura une fin bien sûr, mais chacun(e) pressent déjà que rien ne sera comme avant. Et, quand on réintègrera les bureaux, on en parlera longtemps, de ce temps là.

Agnès Rastoin, Directrice de création

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